GALERIE DE TEXTES.
Vol d’oiseaux putréfiés dans les eaux de mon lac On a plus de serments à faire à ses années Plus de lauriers Tout ça vire à la tragédie Rêve peint a fresco sous un plafond de verre Endormissement sur la fenêtre accoudé Branle Nolwenn prends ce chemin...
Prémonition Effleurant le ponton de mon rêve ou d'un fleuve un navire de nacre affrétait une veuve qu'il porta, chancelant, jusqu'où je méditais. La brise a soulevé sous la lune son voile, lente, par accident, à l'heure où tout s'étoile et ses yeux pénétrants,...
Gaïa. S'il faut dire et décrire un monde qui s'écroule, Tant de tristes emplois de la chair et de l'âme Ou toute la bêtise, errements de la foule ; Je préfère tracer le portrait d'une femme : Elle a des bracelets d'ivoire coloré Sur une peau brûlante...
Sans illustration. Dixième heure Berk-Aveu-Cul « -Enchanté ! Enchanté ! Oh madame quelle grâce il m’est donnée de vous revoir ainsi en de telles et dues formes ! Car c’est le langage de Papa Huître, comme si chaque phrase se voulait éternelle au dépit...
De la pantonymie Ou du souverain mot. Introduction J'arrive ici avec mes gros sabots. Car je ne me suis pas pétri de linguistique avant d'écrire cet article ; non : je ne me suis pas rempli le cerveau à en dégouliner par les tempes de structuralisme chomskyen...
Portrait. Sur la terrasse, au bar, un style rococo L'orne parfaitement. Sur sa nuque tatouée Fleurit le sang fécond d'une vierge clouée. Elle porte à sa lèvre un soupçon de Pulco. Dans son chignon, dansant, souffle le sirocco Qui portera plus loin la...
Mary-Jane in the valley. Je t'ai croisée, déjà ; un matin de massacre, T'ai seulement croisée et fuis par un détour... Puis l'autel du chagrin, dégoulinant du sacre, Me jeta dans ces bras où tu pendis mes jours. Fleur du petit sachet où dorment une brume...
Pétri d’orgueil un moine annulant sa tonsure, A changé de rayon pour méditer des plans. L’amplitude du songe a posé sa morsure ; Le lotus d’Osiris ondule sur le temps. Le barbare lépreux aux muscles d’épluchure A bu sa vie de sel aux lèvres des amants....
Alban élava sal léger Sénevols rétive annotât Talpa séton son à l’état Enéma snob euh éroder. Nopal ogre mon aborné Noçât ces sados réunis Engager tresser tec amis Sima cet ressert regagné Sinuer sodas sec tacon Enroba mon ergo lapon Redore hué bons amène...
les enfants la nuit Not all sugar is brown. Vous êtes triste, et jeune ; un monde vous échappe, Entier, avec son peuple, aussi, que mal habille L'illusion. L'amour désencolla vos billes, Où palpitent deux trous qu'un crépuscule lape. Vous êtes jeune et...
I T’ai-je emmené Sarah, mes deux mains dans les tiennes, Où la lavande est d’or ainsi que son parfum Un mois d’aout esseulé loin de l’astre défunt Qui pousse, dans nos dos, le crin ranci des hyènes ? Il me semble, Sarah, que les valses de Vienne Nous...
L’été lia, castra pali ; Rabat en Neïre aime mac. Lèse idem us sa noce, lac, Elle sévi, loti déni, Mon ami lunette et épi, Ciel ! Le mort se sait âme - crac ! Car ce Matias est rom elle, Ici, pète et te, nu, lima. Nom inédit Olive-selle. Caleçon assume...
L a muse et le nid E nfin trouvent au jour un rayon de chaleur, S ereinement l'éveil de l'ours est entamé T andis q'autour de toi, nouvelle Salomé, E st toujours un parfum qui peut tout embaumer ; L 'acariâtre, l'heureux, ceux sur qui le malheur, L 'horreur,...
De la réussite : Suite indirecte ( les vers de transition sont coupés) de De la démocratie et de la transcendance. [...] Comme nous n'avons pas de villes à quitter En faisant nos adieux d'un bras réconfortant Pour rejoindre le luxe et la civilité Dans...
De la démocratie et de la transcendance : Court extrait (croyez-le) d'un poème plus long, bien plus long, basé sur la méthode des tapisseries de Charles Peguy. Que j'aurais pu mettre comme imitation mais j'essaie de me departir du maître tout en tentant...
Comme quoi Ou la conclusion. Comme quoi le tranchant effleurant le poignet Te guette - la faucheuse avance en moissonneuse Batteuse, comme quoi le ciel est tristounet Au regard en faillite et bleu d'une pleureuse... Comme quoi l'amertume enveloppe un...
La source . A Madame Sauvageod(t) C'est la source où j'ai bu la première goutte De cette eau qui s'écoule en chantant des baisers De la première muse et les soucis pesés Confluent en fleuve d'air où son hymne s'écoute. Voyez-vous, professeur, si la langue...
Le tidulositodon Mais ça ; c'est cliché. Le vrai vertige est que le pantonyme nomme ce qui n'existe pas. Prenons pour postulat consensuel : le tidulositodon n'existe pas. Fi de la nomenclature, elle ne se préoccupe pas de ce qui n'existe pas en quel cas...
Bilan de l'année : Cette année fut semblable à celle qui suivra ; J'ai brûlé des pays de rêves entassés, Effacé la frontière et la douane. Il sera, Peut-être un de ces jours, temps de me surpasser. Il fait froid dans la nuit. Cet hiver est cinglant ;...
Lune aux yeux sans pareils qu'un miroir éblouitRegarde-moi : je parle aux morts m'aimant de nuit...J'ai trop de mots pour eux que les choses vivantes Ne comprennent qu'au fond des ombres qui les hantent.Des mots lourds de douceur, des mots inachevésJaillis...
Entre toi puis, peut-être, moi Aimer c'est mourir en sublime, C'est faire une rose d'un crime, Un grain de poussière d'un roi. Tu le sais ! Aimer c'est mourir Au nom sacré de la Naissance, C'est faire d'une accoutumance L'inverse d'un gouffre à nourrir....
Dès la dilatation de l’œil qui s'ébahit, Dès le frissonnement de colonne concave, Dès l'âme qui s'émeut et le cœur qui se gave Et gonfle d'être par toi, la seule, envahi Je sais que je le peux, aimer : le grand labeur ! Ce chemin sous le ciel à s'abreuver...
Le poète : Inévitablement perpétuer l'amourArraisonné par tout ce qui te rend plus belleQue la divinité qui baigne au petit jour*Dans l'Océan du Monde et la Honte éternelle La honte que fait l'homme à tout ce qui fut beauSous une seule étoile à l'aurore...
Nous boîtons, bric-à-brac qu’acheminent les vents, Dépareillés, bourgeois privés de têtes creuses, Viandes plus avachies que Dieu sur nos divans De clous roux pudibonds, de lames chaleureuses. Tâtonnons ! c’est le sort acéré qui le veut ! Lui qui brûle...
Mes absences sont longues et répétitives et les publications qui suivent Les peines sont peu à mon goût ; je m'en excuse. Mais comme le vieux Tom de One Piece j'ai pour promesse de ne renier aucune de mes productions. Tout vient de moi et je m'accepte....