GALERIE DE TEXTES.
Cas de conscience :
Va, vis et deviens, mon frère, la cité,
Haïe ou lieu d’orgueil, c’est toujours un mensonge
Crédible… un pâle enfer : un lendemain de songe
Laissant à plus d’un brave un front bas, dépité.
C’est un rouage creux mu par l’éternité :
Si l’un meurt l’autre aussi, le cycle se prolonge…
Puis meurt celui qui tient la paroi qu’elle longe
Car la brume d’Aya tue vite, en vérité.
Caroline en sommeil dans l’angle d’une cave,
Coupée et recoupée, emporte son lot d’âmes…
Hélène (pas de Troie) repeint le macadam
D’hideux défigurés, tremblants – des puits de bave…
Et la haine ? Et l’argent ? Tant de scènes du drame !
Va, vis et deviens, marin quitte l’épave !
Par dotgfx
Reste, frère, parmi ceux qui furent tes frères
Tu n’iras nulle part sans les murs qui t’entourent ;
A la lune levée la vie reprend son cours,
Ne sommes nous pas biens : nous qui sommes mystères ?
Nous sommes au-delà de tout un règlement,
Pourquoi quêtes-tu donc un enclos loin du tien ?
Ici tu es un homme, ailleurs tu es un chien…
Que me dis-tu travail ? Tu sais d’où vient l’argent !
Pour sortir il faut être à un peuple semblable
De la tête aux pieds… De la tête ! entends-tu ?
Nous sommes nés suspects, au moins condamnables
Aux yeux des autres. Je te dis qu’il faut te taire
Ailleurs : tu peut-être ouï, mais dès que tu t’es tu !
Reste, frère, parmi nous qui sommes tes frères !