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GALERIE DE TEXTES.

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Le soixante-douzième poème.

Epopées 

ou les enfants de la nuit :

 

Gods___Myth_by_GENZOMAN.jpg

Par * genzoman

 

 

 

 

As-tu vu l’écheveau de la sanglante Histoire,

Hennissant, au galop sur un tapis de corps

Décomposés de là, de ci ; les tristes sorts

Qu’un vieux poing décharné rougit sur l’écritoire,

 

La mort qui perle aux fronts sous l’arche fantastique

Elevée par delà le champ de l’œil humain

Et l’univers brulant renversé d’une main 

Que n'étreignit jamais l’idole de plastique ?

 

Télémaque accablé par les bouches perfides

Vit l’homme véritable et toi, divin lecteur,

C’est l’annonciation de l’homme prospecteur

Du feu  primordial en tes rêves splendides !

 

C’est la mêlée au cœur de laquelle Anastase

Guidait, sage, Byzance aux temps intestinaux ;

C'est le fruit triomphal qu'envenime l'extase !

 

C’est un fléau : le seul aux oreilles de chien

Dont l’iris en fureur semblait des hauts-fourneaux ;

C’est Atlas enchaîné dont la terre est le lien ;

 

Surgie d’un mont béant, c’est l’ode titanesque

Qu’Hélios l’Hypérionide assume de son sceau 

Et que nul ne cadra dans la grandeur des fresques !

 

Au terme des lueurs un peuple entier s’extrait...

Il est dit qu'un jour il s’envolera d’un trait

Car, apitoyée, Nix reconnaîtra les siens.

 

Donc écoute le chant qui s’ôte d’une rue ;

Ce petit air, de rien, que trop de faste tue,

Digne d’être entendu si l’on se penche bien.

 

 

 

 

 

 

 


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