GALERIE DE TEXTES.
La noyade des amants.
Du café toujours mais un peu plus de sens.
Par Scheinbar
Prise à la gorge la fille en deuil de Téthys
Ne nage plus, ne nage plus... Fort du délice
Que procure l'orage accompli l'autre fils
De Wotan éborgné dans l'abîme s'immisce...
Déjà le sable où dort une baudroie, indice
De l'eau plus inconnue encore que d'Ibliss
Toutes les feintes, fuit sous leurs pieds... C'est l'abysse
Des amoureux mourants ! Priant : De profundis !
Toute obscurité les embourbe ! Ils s'aiment ! Ils
Se lient violemment avec d'étranges fils
Tandis que leurs aïeuls entremêlent leurs biles
Et, sanglants à la fin, tant de complots habiles !
Mais ils s'aiment avec rage dans ces périls !
Et, sous la mer, on vit lourds de larmes leurs cils.