GALERIE DE TEXTES.
Par ~nbknew
Et l’oiseau d’anthracite envolé du chemin
Picorait la couleur de la perle aurorale…
Quel Tokugawa vint unifier, d’une balle
A la tempe, le règne ouvert du beau matin ?
Luthier que la faim damnait, les gargouillis
Au bide et l’être aimé si loin de ta souffrance,
Tu tracassais l’étang où boivent, en errance,
Les vieux oiseaux léguant leurs derniers gazouillis.
Et merle, par le noir qui fait hurler ses plumes,
Un autre oiseau lançait l’apanage du jour ;
La sonate intégrale -ou le chant des enclumes-
Sur un amélanchier achevant son contour.
Au cou q’Ubris bénit sa majesté le cygne
Altière décolle et, par là-bas s’en va…
Là-bas c’est l’antipode au-delà de la ligne
De feu : C’est le berceau d’où le ciel se leva.
D’où l’ahurissement puise sa tragédie
Tel palétuvier qui fore dans l’éther
Les racines enflées d’un autre paradis
Auprès de l’angle mort où se couche la terre.
Toi, l’hypocondriaque ornithologue du
Square, il vole là-bas un condor endémique
Qui, du bec, rend à chaque âme errante son dû
Sitôt qu’elle a passé l’antichambre cosmique.
J’en reviens à l’oiseau d’anthracite oublié
Mangeur d’aube en joyau d’un trait de langue. Ô l’Aube !
Digérée dans sa panse avec son or plié…
Il faut cueillir le fruit vert avant qu’il ne daube.